Un premier covoiturage inquiète surtout parce qu'on ne sait pas ce qui est normal : que dire, quoi demander, quand payer, comment se comporter. La plupart des questions ont une réponse simple, et les rares situations difficiles ont un recours prévu. Voici le déroulé complet, dans l'ordre.
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Avant de réserver
La première chose à savoir est qu'on peut regarder sans s'engager, et sans compte. Cela permet de se faire une idée des horaires pratiqués sur un axe, des points de départ habituels et des prix demandés avant d'entrer quoi que ce soit.
Réserver, en revanche, suppose un compte, et l'inscription a une condition d'âge stricte qu'il vaut mieux connaître avant de faire des plans.
Du côté du conducteur, une vérification préalable conditionne la possibilité même de publier. C'est un élément de contexte utile quand on hésite à monter avec quelqu'un qu'on ne connaît pas.
Cette seconde phrase est écrite comme une limite, et il faut la lire comme telle. Ce qui se vérifie et ce qui reste au jugement est développé dans .
Le guide complet
Se déplacer quand on étudie : le week-end chez soi, le stage à l'autre bout du département, les vacances.
Un message utile est court et factuel. Il n'a pas besoin d'être chaleureux : il a besoin d'être précis, parce que le conducteur doit décider vite s'il peut vous prendre.
D'où vous partez exactement, et si vous pouvez rejoindre le point de rendez-vous annoncé.
Où vous souhaitez descendre, en nommant un lieu identifiable.
Ce que vous emportez comme bagage, décrit en termes concrets.
Toute contrainte d'horaire ferme, s'il y en a une.
Les échanges passent par une messagerie encadrée, et cela vaut d'être su des deux côtés.
Ce qu'on prépare la veille
La préparation d'un covoiturage tient en quelques minutes, et elle évite l'essentiel des mauvaises surprises. Elle porte moins sur ce qu'on emporte que sur ce qu'on a vérifié.
Relire l'annonce en entier, y compris les arrêts et l'heure de départ, plutôt que de se fier au souvenir de la réservation.
Vérifier comment vous rejoignez le point de rendez-vous, et combien de temps cela vous prend réellement le jour et à l'heure concernés.
Avoir un moyen de joindre le conducteur qui fonctionne même si le réseau est mauvais dans le hall d'une gare.
Prévoir de quoi patienter dehors : un départ peut avoir un léger retard, et l'attente se fait rarement au chaud.
Dire à quelqu'un que vous partez, avec l'axe et l'heure prévue d'arrivée.
Ce dernier point n'est pas une précaution excessive, et il ne dépend d'aucune fonctionnalité : c'est simplement la mesure la plus efficace, et la moins coûteuse, quand on voyage avec quelqu'un qu'on ne connaît pas encore.
Le point de rendez-vous
C'est là que se produit la majorité des incidents de première fois, et presque toujours pour la même raison : deux personnes attendent au même nom de lieu, à deux endroits différents. Un parking a plusieurs entrées, une gare a plusieurs côtés, une place a plusieurs angles.
La liste complète des arrêts est visible avant de réserver, et elle mérite d'être lue : elle détermine la durée réelle du trajet et les endroits où d'autres passagers monteront. Si le point qui vous concerne est ambigu, faites-le préciser avant le jour du départ, pas le matin même. Le sujet est détaillé dans points de ramassage et détours.
Arrivez en avance plutôt qu'à l'heure. Un conducteur qui attend dans une file de circulation ne peut pas patienter longtemps, et ce n'est pas de la mauvaise volonté.
Comment se passe le paiement
Le paiement ne se fait pas de la main à la main au moment de monter. La réservation se règle à l'avance, et la somme n'est pas transmise immédiatement au conducteur.
Ce délai n'est pas une lenteur administrative : c'est ce qui laisse le temps de signaler un problème avant que l'argent ne change définitivement de main. Il a un corollaire important.
Sur l'unité utilisée pour payer une réservation, une seule chose est à retenir pour un premier trajet : elle s'achète, elle ne se gagne pas.
La distinction entre les deux unités du produit, et ce que chacune permet de faire, est expliquée dans RECOIN et RP, deux unités.
Si ça se passe mal
Deux situations reviennent, et elles n'ont pas le même traitement. La première est l'annulation : le conducteur ne peut plus assurer le trajet, ou vous ne pouvez plus le prendre.
La seconde est l'absence pure et simple, quand personne ne prévient et que quelqu'un attend sur place. Elle ne se règle pas automatiquement, et c'est délibéré.
Le motif de ce choix est simple : verser automatiquement sur la seule déclaration d'une des deux parties reviendrait à croire la première personne qui parle. Le gel a un coût, l'attente, et il est assumé. La marche à suivre selon les cas est détaillée dans quand un trajet se passe mal, et les outils disponibles pendant un trajet sont recensés au centre de sécurité.
Ce qu'il faut retenir
Un premier trajet se prépare en quatre gestes : lire l'annonce en entier, écrire un message précis, faire confirmer le point de rendez-vous exact, et arriver en avance. Le paiement est fait avant, l'argent reste immobilisé un temps, et il existe un recours si quelque chose ne va pas.
Si aucun trajet n'existe sur l'axe qui vous intéresse, ce n'est pas un signe que le covoiturage n'y fonctionne pas : c'est qu'aucune annonce n'a encore été publiée. Publiez le premier trajet si vous conduisez. Le cadre général est repris dans le guide du covoiturage étudiant.