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Pourquoi avant de publier, et pas après
Publier un trajet, c'est proposer à des adultes de monter dans sa voiture. C'est le geste qui engage le plus, et c'est donc celui qui exige le plus. Placer la vérification après la publication reviendrait à laisser exister, ne serait-ce que quelques heures, des annonces derrière lesquelles il n'y a personne d'identifié.
Une conséquence importante en découle, et elle est assumée : la file d'examen devient un chemin critique. Si elle est lente, l'inscription d'un conducteur est lente. C'est pour cette raison qu'aucun délai de réponse n'est promis sur les écrans — un délai affiché que rien ne mesure est une promesse qu'on ne tient pas, et il vaut mieux ne rien annoncer que d'annoncer faux.
Le refus, lui, doit dire sa cause. Un rejet muet sur une pièce d'identité est le pire des silences : la personne ne sait pas si elle a mal photographié son document, si celui-ci est périmé, ou si quelque chose de plus grave lui est reproché. Le motif est donc écrit, et l'écran indique où renvoyer un document.
Ce qu'il advient de la pièce d'identité
C'est le point sur lequel les intuitions sont les plus fausses. Beaucoup de gens supposent qu'une plateforme conserve indéfiniment les documents qu'elle a demandés, « au cas où ». C'est exactement ce qu'il ne faut pas faire, et pour une fois la loi et la sécurité disent la même chose : une donnée n'est conservée que le temps de la finalité qui l'a justifiée.